La citation du moment

"Les femmes préfèrent être belles plutôt qu'intelligentes, parce que chez les hommes, il y a plus d'idiots que d'aveugles" - Yvonne PRINTEMPS

mercredi 29 juillet 2009

Le malaise (de) Sarko

mercredi 18 mars 2009

Bouclier fiscal : Sarkozy persiste et signe


Dans le Doubs, Nicolas Sarkozy a renvoyé dans les cordes élus et personnalités de son camp qui recommandent à haute voix des mesures exceptionnelles visant les plus fortunés au nom de la "justice sociale" en temps de crise.

"Je n'ai pas été élu pour augmenter les impôts, moi, j'ai été élu pour réconcilier la France avec l'entreprise et avec l'usine", a-t-il lancé en visitant l'usine Alstom d'Ornans.

"S'il y en a que ça démange d'augmenter les impôts, ils oublient qu'on est dans une compétition. Mon but, c'est de faire venir en France, faire investir en France des gens qui ont de l'argent dans nos usines et dans nos entreprises, ce n'est pas de les faire partir", a-t-il poursuivi.

Violemment critiqué par la gauche et le MoDem, ce bouclier, qui limite le montant de l'impôt à 50% des revenus, agite la majorité depuis plusieurs jours, alors que le collectif budgétaire dans lequel un tel aménagement pourrait se glisser sera étudié à partir de mercredi à l'Assemblée. Devant les salariés d'Alstom, Nicolas Sarkozy a brocardé ces "amis politique". "Quand il y a des grosses vagues, ils ont l'impression d'avoir le mal de mer", s'est-t-il moqué.

PLACIDE

lundi 21 juillet 2008

Adieu Siné...

Après une longue pause, ce blog reprend un peu là où il s’était arrêté : en parlant de Siné ! Un adieu, mais seulement à sa chronique dans Charlie Hebdo. En effet, le caricaturiste, accusé d'avoir tenu dans une chronique datée du 02 juillet des propos antisémites liés au projet de mariage de Jean Sarkozy, a été renvoyé de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo.

Voici les propos incriminés : "Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n'est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit !"
Ce texte a déclenché une vive polémique lorsque six jours plus tard, Claude Askolovitch, journaliste au Nouvel Obs, dénonce sur RTL "un article antisémite dans un journal qui ne l’est pas".
Dans un communiqué publié dans Charlie Hebdo (16 juillet), Philippe Val écrit: "Les propos de Siné sur Jean Sarkozy et sa fiancée, outre qu'ils touchaient à la vie privée, colportaient la fausse rumeur de sa conversion au judaïsme. Mais surtout, ils pouvaient être interprétés comme faisant le lien entre la conversion au judaïsme et la réussite sociale, et ce n'était ni acceptable, ni défendable devant un tribunal".
"Si Jean Sarkozy se convertissait à l’islam pour épouser la fille d'un émir ou à l'hindouisme pour épouser une fille de maharadja, je l'aurais écrit aussi. Et la fille d'un catholique, pareil, j'ai jamais fait de cadeaux aux catholiques. Quant à faire des excuses à Sarkozy et à Darty, autant me couper les couilles tout de suite.", a déclaré à l'AFP Siné, 79 ans, qui collabore à Charlie Hebdo depuis la relance du titre en 1992. Il avait également participé à l'ancienne formule.
Pour continuer dans la franche rigolade, Siné contre-attaque en accusant Val d'avoir allumé un contre-feu pour se débarrasser d'une autre polémique qui enflamme la rédaction en ce début d'été. Dans un précédent édito, le directeur de publication a en effet pris fait et cause pour Richard Malka, avocat de Charlie Hebdo et de Clearstream, contre Denis Robert, le journaliste indépendant qui s'est attaqué au grand groupe financier luxembourgeois. Plusieurs piliers du journal, Cavanna, Michel Polac et Siné, ont alors désavoué Val dans leurs chroniques. Et comme si ça ne suffisait pas, on vient d'apprendre que Patrick Pelloux, chroniqueur et syndicaliste hospitalier, menace de démissionner parce que Michel Polac l'a attaqué dans les pages de Charlie au sujet d'un article sur le cancer. Patrick Pelloux a réagi en envoyant un texto à ses copains de la rédaction, ainsi libellé : "Amis, suite à l'article de Polac de cette semaine je vais suivre son conseil et je quitte le journal pour rester aux urgences." Décidément... Si ça continue, bientôt, on se poilera autant à Charlie qu'au Figaro. Pourvu que la ressemblance s'arrête là.
Il y a une dizaine de jours, Siné était d'accord pour signer un texte de rectification écrit par un médiateur interne, mais le dessinateur explique qu'il y a renoncé parce que, en plus de cet article, un texte signé par l'ensemble de la rédaction de Charlie Hebdo devait figurer dans le journal de la semaine dernière. Il a pris cette initiative comme "une pétition contre lui" et a trouvé ça "dégueulasse". Fâché, il a donc "refusé de s'excuser". Voici le texte en question : "Nous sommes habitués aux fantaisies de Siné. C'est le charme du personnage, mais la dernière ne nous a pas fait rire du tout. Nous la réprouvons unanimement, et sommes ravis qu'il en fasse autant. Quant à nos confrères du site Marianne2, qui s'inquiètent de l'ambiance au sein du journal, nous les rassurons, elle est au moins aussi bonne que chez eux. À Charlie, nous sommes habitués aux débats internes, même virulents. Ils nous enrichissent, et nous pensons qu'ils enrichissent aussi nos lecteurs. Nous les vivons sereinement et souvent gaiement. Pour autant, les atteintes à nos valeurs communes n'ont pas leur place dans ce journal".
Résultat : toute médiation échouant pour le moment, la direction suspend sa collaboration avec Siné. Même si, finalement, le texte "pétition" qui a outré Siné ne sera même pas dans le journal puisque toute la rédaction ne l'a pas signé comme prévu. Michel Polac, notamment, a refusé de s'y associer, et se dit "horrifié" par les proportions que prend cette affaire. Il espère que "le journal ne perdra pas son image dans cette histoire", et que les choses pourront s'arranger. En interne, Philippe Val a justifié la vigueur nécessaire de sa réaction par la menace d'un procès de la famille Darty. Le directeur de publication de Charlie Hebdo, qui a reconnu avoir commis l'erreur de publier l'article de Siné sans l'avoir lu, paraissait effrayé à la perspective d'un procès pour antisémitisme dans son journal.



lundi 7 avril 2008

Siné s'enflamme


Du Siné pur jus comme je l'aime, sur un thème malheureusement d'actualité...

"Pour le boycott des Jeux Olympiques de Pékin c'est l'unanimité : NON ! Pas question ! Surtout pas ! A aucun prix ! Les Tibétains sous la botte des Chinetoques, on s'en cogne ! Les Chinetoques sous le joug de leurs néo-cocos, on s'en branle ! Y'a du pognon à ramasser, des médailles à gagner, des téléspectateurs à rassasier... pas question de s'en priver à cause de quelques cadavres et d'emprisonnés qui ne sont même pas de la même couleur qu nous-autres, les démocrates, qui nous vautrons dans la liberté comme des cochons dans le lisier. Comme d'habitude, on se contentera de petits trucs qui ne font pas de vagues, d'ersatz de boycott... boire mais pas se saoûler, flirter mais pas baiser... C'est mieux que rien, me dit-on... Je me le demande ! C'est triste un monde d'émasculés !"

mardi 19 février 2008

L'offensive des Eglises en Europe

Extraits d'El Pais (journal espagnol) dans Courrier International n°901

(du 07 au 13 février 2008).




Le 20 décembre 2007, Nicolas Sarkozy a prononcé un discours à la basilique Saint-Jean-de-Latran, à Rome. "Un homme qui croit, a dit le président français, est un homme qui espère. L'intérêt de la République, c'est qu'il y ait beaucoup d'hommes et de femmes qui espèrent." Sarkozy semblait donner raison à ceux qui pensent que la religion se justifie par son utilité, par sa capacité à préparer les citoyens à endurer avec résignation les épreuves auxquelles les soumet un monde paradoxal. Mais le président est allé plus loin : "La morale laïque risque toujours de s'épuiser quand elle n'est pas adossée à une espérance qui comble l'aspiration de l'homme à l'infini." Et il a conclu son attaque de la culture laïque par ces mots : "Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s'il est important qu'il s'en approche, parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance". Sarkozy visait ainsi directement l'institution fondamentale de la laïcité républicaine : l'école. Quelques jours plus tard, le 14 janvier, dans un contexte très différent, à Riyad, devant le Conseil consultatif d'Arabie Saoudite, Sarkozy s'est de nouveau prononcé pour la restauration religieuse. Voilà un vieux programme remis au goût du jour par les droites européennes : le gouvernement gouverne à sa guise et les Eglises étanchent la soif d'espérance des citoyens.
Le 13 septembre 2006, le pape Benoît XVI a prononcé un important discours à l'université de Ratisbonne. Ratzinger invitait les religions du Livre - dont l'Islam - à occuper l'espace laissé vacant par les idéologies modernes et à profiter de ces temps d'incertitude et de changement pour revenir sur le devant de la scène politique. Il donnait en exemple l'Eglise catholique, capable de concilier la foi et la raison. Ce signal a été interprété comme un ordre par la hiérarchie catholique de certains pays, celle de l'Espagne notamment qui s'est vue légitimée dans la croisade qu'elle mène contre le gouvernement en collaboration avec l'opposition de droite.
Peut-on parler d'un retour du religieux dans les sociétés laïques du monde développé ? S'agit-il d'un phénomène passager ou d'un changement de fond, comme si la croisade du président Bush trouvait un écho en Europe ? Nous avons probablement affaire à un épiphénomène du processus de mondialisation. Le monde étant beaucoup plus petit du fait que les idées, les marchandises, l'argent et, dans une certaine mesure, les personnes circulent plus facilement, la concurrence sur le marché des âmes se fait particulièrement âpre. Par le passé, les principales religions jouissaient d'une situation de monopole sur leurs territoires respectifs. Désormais, il sera de plus en plus difficile de défendre ses droits d'exclusivité sur tel ou tel pays, tel ou tel espace supranational. L'Eglise catholique est défiée sur son propre territoire par des Eglises protestantes de plus en plus riches et expansionistes, ainsi que par différentes familles de l'Islam, revenu sur les terres dont il avait été expulsé. Elle est aussi bousculée par les sectes, les religions à la carte, les Eglises fast-food, les produits de spiritualité orientale, et même par la littérature de développement personnel destinée à des citoyens en mal de repères. Le marché est devenu très concurrentiel et il faut défendre sa paroisse sans trop de scrupules.
Enfin, la transformation de la lutte antiterroriste en choc des civilisations a redonné aux religions toute leur prééminence. Le concept de civilisation confère à la religion le caractère d'élément identitaire déterminant. "Je ne connais pas de pays, a dit Sarkozy à Riyad, dont la civilisation n'ait pas de racines religieuses."
Le plus étonnant est que cette réapparition du religieux a lieu au moment où, comme l'écrit le philosophe et historien Marcel Gauchet, "pour la première fois, notre compréhension temporelle de nous-mêmes - je parle de la compréhension spontanée, quotidienne, pratique - est réellement et complètement soustraite à l'immémoriale structuralisation religieuse du temps." Au moment où la laïcité semblait être - et c'est en partie le cas - une valeur acquise dans les sociétés avancées.
Qu'est-ce qu'un pays laïc ? Un Etat où les Eglises ne peuvent pas déterminer l'action du pouvoir politique, et où celui-ci ne peut pas s'ingérer dans les affaires des Eglises, sauf dans le cas où elles désobéissent à la loi. Et, bien entendu, l'Etat n'a pas à se mêler des questions théologiques ou des principes doctrinaux.
Les religions se situent en dehors de toute possibilité critique. Elles entendent avoir l'exclusivité de la vérité et l'imposer à tous les hommes. "Que puis-je faire pour que les autres soient sauvés et que surgisse aussi pour les autres l'étoile de l'espérance ?" : voilà une question impérative que pose le pape Benoît XVI dans l'encyclique Spe salvi. Pour les religions, la légitimité du pouvoir émane de Dieu et non des hommes. Ces trois caractéristiques les rendent incompatibles avec les fondements du système démocratique. Aussi faut-il les maintenir en marge des décisions politiques. L'alibi religieux n'est pas un argument pour échapper aux lois démocratiques. Et, cependant, la liberté d'expression et de croyance est un principe fondamental de l'Etat démocratique. C'est pourquoi il ne doit pas intervenir dans les idées religieuses. C'est cette nette répartition des rôles qu'une nouvelle sainte alliance de la droite et de l'autel voudrait remettre en cause en Europe.


Josep Ramoneda

lundi 18 février 2008

Radio Bistrot par Anne Roumanoff



Après son sketch, désormais célébrissime, sur la droite cassoulet ("une petite saucisse entourée de fayots"), Anne Roumanoff ne se lasse plus de tacler les hommes et femmes politiques du moment. Pour notre plus grand plaisir.

Au menu :

La Société Générale
Sarkozy
Royal
Le couple improbable Boutin/Amara


Une note d'humour pour affronter la déprime ambiante !

dimanche 17 février 2008

Sarkozy veut « respiritualiser » la France



"L’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur et le curé. Il devra s’en rapprocher…" (Visite au Vatican, 20/12/07), "Dieu transcendant dans le cœur et l’esprit de chaque homme" (Discours en Arabie Saoudite, 14/01/08), "Le drame du XXe siècle n'est pas né d'un excès de l'idée de Dieu, mais de sa redoutable absence" (Dîner du Crif, 13/02/08), pour ne citer que quelques unes des perles de Sarkozy.


Depuis deux mois, le Président fait l’éloge des religions et des valeurs morales qu’elles défendent, abandonnant ainsi la neutralité inhérente à sa fonction et bafouant le principe de laïcité en affirmant que les religions ne sont pas un danger mais un atout. Par ses propos, il affirme la supériorité des croyants sur les non-croyants. Cette conception, déjà développée dans son livre, "La République, les religions, l'espérance", publié en 2004, a été dénoncée par la Gauche, mais aussi par le président du MoDem, François Bayrou, comme une remise en cause de la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat, pierre angulaire de la laïcité. "Jamais je n'ai dit que la morale laïque était inférieure à la morale religieuse. Ma conviction est qu'elles sont complémentaires", s'est récemment défendu Nicolas Sarkozy. Mais si elles sont complémentaires, cela signifie qu’aucune ne se suffit à elle-même, et qu’il est irresponsable de faire le choix de ne pas se plier aux préceptes d’une religion gage de moralité…


S’agit-il "simplement" de rassurer (et par la même récupérer) l’électorat conservateur effrayé par les couvertures sur papier glacé et les publicités sulfureuses pour voiture de la première dame de France ? Ou y a t-il une réelle menace pesant sur la loi de 1905 ? En tous les cas, cela a de forts accents néoconversatistes religieux en provenance d'Amérique du Nord. Modèle américain qui inspire fortement notre Président dans de nombreux domaines…
Cela explique sa bienveillance passive pour les sectes, et en particulier, l’Eglise de Scientologie, comme cela se fait Outre-Atlantique. Nicolas Sarkozy a reconnu ne pas avoir d’opinion arrêtée sur une secte pourtant maintes fois dénoncée. Dans son livre sur la République et les religions, il considère qu'il faut refuser les "amalgames" entre les sectes et les "nouveaux mouvements spirituels". Or, la Scientologie use de tout son pouvoir de lobbying (et elle en a…) pour être universellement reconnue comme un "nouveau mouvement spirituel".


Une religion universelle est une secte qui a réussi. Le christianisme lui-même fut une secte détachée de la religion juive. Séduire du monde pendant longtemps permet à une religion de gagner ses lettres de noblesse.
A ce titre, les sectes religieuses sont tolérées en France mais surveillées par la « Mission de surveillance et de lutte contre les dérives sectaires ». car ce sont parfois des repères d’escrocs voire des écoles de terroristes. Cependant, ce régime de liberté surveillée risque de disparaître car Michèle Alliot-Marie projette de supprimer cet organe pourtant indispensable pour prévenir les dérives les plus répréhensibles. Elle souhaite mettre en lieu et place une campagne de répression stricte de tous les délits et infractions, même les plus mineurs. Cela aboutira à réprimer des individus sans tenir compte de leur appartenance à telle ou telle secte. Mais cette apparente sévérité ne touchera que les petites sectes. En effet, les grandes sectes, internationales, aux moyens financiers très importants et aux influences considérables dans les milieux politiques, la Scientologie ou les Témoins de Jéhovah pour ne pas les citer, auront les moyens de s’épargner les poursuites judiciaires et profiteront de la bienveillance à leur égard pour se livrer au prosélytisme.


Comme le dit Cavanna, "il est certain qu’il y a collusion entre le pouvoir actuel et certaines grandes sectes (sans parler de l’Eglise) (…). La laïcité – comme la démocratie – n’est jamais acquise. C’est un combat permanent." Il faut donc veiller à ne pas baisser la garde. Et Valérie Pécresse a beau affirmer qu’il s’agit de vieilles recettes de la Gauche pour déstabiliser les pouvoirs de droite, gardons les yeux grands ouverts et mobilisons-nous au moindre texte visant à amoindrir cette grande valeur française : la laïcité.

lundi 4 février 2008

Pourquoi je suis contre la peopolisation de la politique


Pas besoin de mots, ce dessin satirique suffit totalement à illustrer mon avis ! Donc pas la peine de chercher les dernières news sur la vie privée de Sarkozy... ou de qui que soit d'autre, sur ce blog.

vendredi 1 février 2008

Un moteur de recherche solidaire : Veosearch


Pour tous ceux qui soutiennent la cause du développement durable et de l'économie solidaire, voici le moteur de recherche VeoSearch : déjà plus de sept millions de recherches et près de 13000 euros collectés.


Ce moteur de recherche reverse en effet 50 % de ses revenus publicitaires aux projets associatifs de développement durable choisis par les internautes qui l'utilisent. Son but n'est pas spécialement d'innover côté technique - il se base sur Yahoo, Exalead, Google ou Ask suivant le choix du visiteur, mais bel et bien d'apporter un don pour chaque recherche effectuée via son portail. Les visiteurs peuvent choisir jusqu'à cinq projets afin de ne pas trop disperser les montants générés par leurs recherches.


" Fortement développée dans les pays anglo-saxons, l’e-solidarité connaît également un fort développement en France. De nouveaux donateurs aux pratiques solidaires émergent sur la toile : plus informés, plus urbains, plus jeunes et plus actifs. Ce rajeunissement du profil type du donateur correspond incontestablement à un public plus réceptif et plus réactif, en phase avec la technologie du Web. VeoSearch permet à tous de s’engager simplement et efficacement pour le développement durable ", ont déclaré Arthur Saint-Père et Guillaume Heintz, fondateurs du portail VeoSearch.


Le portail arbore une page Projets (une petite vingtaine actuellement) qui permet au surfeur solidaire de visionner des vidéos rendues disponibles par les organisations non-gouvernementales et ainsi d'explorer les différentes actions de celles-ci. VeoSearch offre donc aux ONG le moyen d'informer et de sensibiliser les internautes à ces questions de développement durable.


Côté associations, VeoSearch s'est déjà associé avec des groupes comme :

-Acted
-Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF)
-Aide et Action
-ATD Quart-Monde
-Sidaction
-WWF


Un moyen simple et efficace de soutenir les actions de son choix, surtout quand on n'a pas les moyens financiers de le faire de façon direct. Et surtout, souvenez vous en, cela ne change pas vos habitudes de recherche sur le web : vous pouvez toujours utiliser votre moteur préféré !


http://www.veosearch.com/

jeudi 31 janvier 2008

Quelques (débuts de) pistes de réflexion

L’Union Européenne n’est jamais parvenue, en quarante ans, à mettre en place une filière locale de substitution au soja. Sortir du modèle « soja » suppose donc une réorientation de grande envergure des politiques agricoles, au Nord (PAC) comme au Sud.



Le développement des biocarburants va entraîner une disponibilité accrue des co-produits riches en protéines comme les tourteaux de colza et les drèches de blé. A terme les biocarburants devraient donc considérablement modifier le marché des matières riches en protéines.


La réorganisation des circuits globaux (éleveurs, céréaliers, coopératives…) permettrait de mieux organiser les productions et de mieux suivre les flux de matière entre les zones d’élevage et les zones céréalières.


La mise en place de filières non OGM et OGM permettrait quant à elle de valoriser les filières animales exemptes de produits transgéniques grâce à un étiquetage. Aujourd’hui, il est en effet impossible de savoir si les produits issus de l’élevage proviennent d’animaux nourris ou non avec des OGM.


Un renouveau de la culture des protéagineux : féverole, pois, lupin… et même soja, grâce à des aides spécifiques, diminuerait la dépendance aux tourteaux de soja importés.


Une meilleure valorisation des prairies associant graminées et légumineuses constituerait l’alternative la plus solide pour une plus grande autonomie des élevages bovins.


Pour les élevages de monogastriques (en particulier porcs et volailles), le problème est plus compliqué. Supprimer le soja dans les élevages conventionnels supposerait un changement du mode de production, et l’allongement des périodes de croissance. Une solution, qui en fera hurler plus d’un, est avancée par le Dr Jean-Louis Thillier (expert européen pour les maladies à prion) : il s’agit de la réintroduction des farines animales pour les animaux omnivores. Aujourd’hui, " rien ne s’oppose scientifiquement à réutiliser les farines animales, plus particulièrement pour les volailles et les porcs qui en ont le plus besoin dans les conditions actuelles d’élevage. A condition, bien sûr, que, dans leur fabrication, on n’utilise pas les carcasses d’ovins et de caprins dont les rates n’ont pas été testées afin d’y rechercher les agents des EST (encéphalopathies spongiformes transmissibles), et à condition aussi que les matériaux à risques (cervelles, etc…) aient été retirés. Enfin le passage à l’autoclave est indispensable. "

Organisation d’une filière "soja de qualité" en Amérique du Sud : soja issu de petites exploitations familiales, cultivé dans le respect de l’environnement et non OGM.

La folie du soja... ou comment s'orienter vers une autonomie en protéines des élevages européens ?




Historiquement, l’alimentation animale (ruminants) se constituait d’herbe (apport d’énergie) et de luzerne (apport d’azote), éventuellement complétée par des tourteaux d’arachide et des farines animales également riches en protéines. Etant données les faibles disponibilités en arachide et l’interdiction des farines carnées en 2000, et afin de répondre à la demande croissante en viande, l’herbe est aujourd’hui souvent remplacée par le maïs ensilé très riche en énergie, et l’apport en protéines est assuré par les tourteaux de colza, tournesol et soja.

L’Union Européenne (UE) est le premier importateur mondial de protéines végétales car elle ne produit qu’un quart de ses besoins . La diminution de cette dépendance est aujourd’hui un enjeu pour ceux qui souhaitent réorienter l’agriculture. Cependant, l’exonération des droits de douane pour les importations de soja américain depuis les années 60 et un accord conclu entre les Etats-Unis et l’UE au début des années 1990 qui limite la surface européenne de cultures d’oléagineux et de protéagineux à la moyenne cultivée pendant la période 1989-1991 (5.1 millions d’ha) n’ont pas facilité cette tâche. À Blair House, les Européens ont donc renoncé à limiter leur dépendance en protéines végétales vis-à-vis des États Unis, du Brésil et d’autres pays, pour se concentrer sur la monoculture des céréales. En théorie, cet accord tient toujours puisqu’il n’a jamais été dénoncé par aucune des deux parties. Bruxelles n’en a jamais confirmé le caractère caduque, en dépit de l’alignement des aides directes pour les plantes oléagineuses sur celles des céréales, et de l’introduction du découplage des aides à la production.

En 2004-2005, l’UE importait 23.2 millions de tonnes de tourteaux de soja en provenance des Etats-Unis, du Brésil et de l’Argentine. Face à ses trois grands fournisseurs, l’Europe est très vulnérable pour ses approvisionnements. De plus, les récents débats portant sur le refus des OGM condamnent le soja outre atlantique qui est essentiellement transgénique.

Le développement très important de cette culture en Amérique latine a des coûts humains et environnementaux très lourds. Pour n’en citer que quelques uns : paupérisation, exode rural dus à l’expulsion de leurs terres des communautés rurales et des Indiens au profit des grands propriétaires. Au Brésil, 1% de la population concentre 47% des terres… Les petits paysans viennent gonfler la pauvreté des villes. De plus, la monoculture du soja se fait au détriment des cultures vivrières : depuis les années 1970, le soja prend le pas sur le riz, le haricot, le manioc ou le maïs. La destruction de l’agriculture familiale signifie aussi des destructions d’emplois : l’exploitation de 200 ha de soja ne correspond qu’à un emploi fixe (contre 15 ha pour l’agriculture familiale du Sud du pays), et cette main d’œuvre est largement exploitée.

La culture du soja pose également des problèmes sanitaires du fait des épandages toxiques de produits phytosanitaires (Round-up sur les variétés OGM Round-Up Ready). Ces quantités épandues augmentent plus vite que la production.

Les dégâts écologiques sont également considérables. La monoculture appauvrit énormément les sols d’Amérique du Sud. Dénudés, ils sont livrés au soleil direct, érodés par les pluies et compactés par les machines.
Les ressources hydriques ne sont pas appauvries car le soja ne s’irrigue pas ; cependant, elles sont très perturbées : crues soudaines des rivières par ruissellement, ensablement, pollution de l’eau par des résidus de pesticides et d’engrais…

Pour permettre d’étendre la culture du soja, les déforestations sont nombreuses. Depuis 1998, 135 000 km² de forêt amazonienne brésilienne ont disparus au bénéfice de cette culture. On estime que le Brésil dispose encore de 155 millions d’hectares disponibles pour la culture du soja, dont 80 millions actuellement utilisés en pâturages et 75 millions de terres non exploitées, c'est-à-dire dans la forêt amazonienne (10 millions d’hectares) et dans les savanes (les cerrados).

L’élevage européen peut-il s’affranchir (au moins partiellement) du soja ? Quelles sont les alternatives par type d’élevage (ruminants/monogastriques) en prenant en compte les contraintes zootechniques, agronomiques, économiques et de surface? Quels seront les impacts de ces alternatives sur la qualité de l’eau ? Comment la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC) peut-elle encourager cette remise en question du modèle d’élevage européen ? Pour l’Amérique latine, l’agriculture est le moyen de prendre position dans l’économie mondialisée (le Brésil exporte les trois quarts de son soja et l’Argentine 100%), quels seront les impacts d’une baisse des importations européennes sur la situation économique de ces pays ?

De nombreuses questions, auxquelles il faudra bien, un jour, répondre... Et le plus tôt sera le mieux !

mardi 29 janvier 2008

Le guide de l'éco-électeur de Nicolas Hulot

Au regard de 7 enjeux écologiques majeurs d'une commune, un guide pour prendre conscience des défis à relever, connaître les leviers d'action du maire, découvrir des “bonnes” pratiques et mobiliser les candidat(e)s aux élections municipales tout en s'impliquant dans la vie locale.






Les 7 enjeux à relever sont :


  1. Vivre en harmonie avec la nature

  2. Se nourrir dans le respect homme-nature

  3. Eco-habiter et éco-construire

  4. Se déplacer en douceur

  5. Réparer, réutiliser, réduire et recycler

  6. Favoriser une éco-économie solidaire

  7. Associer tous les acteurs


Alors, allez-y, c'est le moment, participez à la vie locale de votre commune, posez les bonnes questions aux candidats à la mairie, présentez-vous pour défendre vos idées, diffusez ce guide autour de vous et soutenez cette campagne en signant le Pacte écologique si ce n'est déjà fait !



http://www.pacte-ecologique.org/




A utiliser sans modération avant, pendant et après les élections municipales !

mercredi 23 janvier 2008

Quotas de pêche : le Président sème le trouble (par le WWF)


« Travailler plus pour gagner plus » est-il un slogan adapté à la pêche? En effet, à trop pêcher, on prend le risque de ne pêcher bientôt plus rien et de condamner à moyen terme l’ensemble d’une filière à un chômage certain… En effet, l’abolition des quotas permettra dans un premier temps aux entreprises de pêche de renouer à court terme avec des bénéfices mais très rapidement, la surpêche engendrée ne pourra aboutir qu’à l’amenuisement voire à la disparition des stocks de poissons et par effet domino à la perte d’emploi pour les marins pêcheurs.
La pêche n’est pas une activité de production comme les autres. C’est une activité de cueillette qui dépend de la capacité de la nature à se régénérer. Cette régénération demande du temps. De plus, l’évaluation économique de la viabilité des quotas prend rarement en compte les prescriptions scientifiques.
Lors du Grenelle de l’Environnement, le Président de la République avait mis justement en avant la nécessaire application du principe de précaution et la volonté de prendre plus en compte dans la décision publique l’avis des parties prenantes. L’effet d’annonce de ce week-end ne nous semble pas aller dans ce sens mais au contraire être clairement grenello-incompatible.
Après l’annonce la semaine dernière du « plan pêche 2008 » qui comprend une vision à long terme pour le secteur, le WWF France se demande quel est le sens de cette déclaration. Pour Charles Braine, responsable du programme pêche durable au WWF France, « Une gestion de la pêche durable et l’urgence électorale ne font pas bon ménage. Le Président de la République pare au plus pressé afin d’éviter une nouvelle crise avec la profession » .

Tout le monde fait le constat de l’échec de la politique commune des pêches (PCP) en ce qui concerne la gestion des ressources et le maintien des emplois. Les emplois n’ont pas pu être préservés et dans le même temps, les avis scientifiques n’ont jamais été suivis en ce qui concerne la préservation des stocks de poissons. Au-delà de ce constat partagé, il convient de trouver des mesures satisfaisant toutes les parties et trouvant l’assentiment de nos partenaires européens.
La situation de la pêche est trop préoccupante et complexe pour être gérée à coup d’effet d’annonce.

dimanche 20 janvier 2008

"Depuis le 1er janvier, il est interdit de fumer mais pas de faire des discours fumeux…" (Aurélie Filippetti, porte-parole du PS)

Le 08 janvier 2008, devant 600 journalistes et l’ensemble du gouvernement convié… ou convoqué, comme le dit David Pujadas, Nicolas Sarkozy offre une conférence de presse digne d’un discours de campagne, en guise de vœux à la presse. Il l’a promis, juré, craché, il répondra à toutes les questions, même sur sa vie privée. Aux risques d’éclipser des sujets tels « l’évaluation » des ministres par un cabinet privé, la laïcité, la proposition de mesures concrètes pour la relance du pouvoir d’achat des Français… Sujets autrement plus sensibles et intéressants que ses balades main dans la main avec une ex top model.
Voyons donc qu’elles ont été les propositions de ce candidat à la présidentielle. Comment ça, il est déjà élu ?

N.B. : Les commentaires se trouvent sous les vidéos mises en ligne le 15 janvier.

mardi 15 janvier 2008

Le Sarko show du 08 janvier 2008 (7 sur 7) Questions 4