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"Les femmes préfèrent être belles plutôt qu'intelligentes, parce que chez les hommes, il y a plus d'idiots que d'aveugles" - Yvonne PRINTEMPS

jeudi 31 janvier 2008

Quelques (débuts de) pistes de réflexion

L’Union Européenne n’est jamais parvenue, en quarante ans, à mettre en place une filière locale de substitution au soja. Sortir du modèle « soja » suppose donc une réorientation de grande envergure des politiques agricoles, au Nord (PAC) comme au Sud.



Le développement des biocarburants va entraîner une disponibilité accrue des co-produits riches en protéines comme les tourteaux de colza et les drèches de blé. A terme les biocarburants devraient donc considérablement modifier le marché des matières riches en protéines.


La réorganisation des circuits globaux (éleveurs, céréaliers, coopératives…) permettrait de mieux organiser les productions et de mieux suivre les flux de matière entre les zones d’élevage et les zones céréalières.


La mise en place de filières non OGM et OGM permettrait quant à elle de valoriser les filières animales exemptes de produits transgéniques grâce à un étiquetage. Aujourd’hui, il est en effet impossible de savoir si les produits issus de l’élevage proviennent d’animaux nourris ou non avec des OGM.


Un renouveau de la culture des protéagineux : féverole, pois, lupin… et même soja, grâce à des aides spécifiques, diminuerait la dépendance aux tourteaux de soja importés.


Une meilleure valorisation des prairies associant graminées et légumineuses constituerait l’alternative la plus solide pour une plus grande autonomie des élevages bovins.


Pour les élevages de monogastriques (en particulier porcs et volailles), le problème est plus compliqué. Supprimer le soja dans les élevages conventionnels supposerait un changement du mode de production, et l’allongement des périodes de croissance. Une solution, qui en fera hurler plus d’un, est avancée par le Dr Jean-Louis Thillier (expert européen pour les maladies à prion) : il s’agit de la réintroduction des farines animales pour les animaux omnivores. Aujourd’hui, " rien ne s’oppose scientifiquement à réutiliser les farines animales, plus particulièrement pour les volailles et les porcs qui en ont le plus besoin dans les conditions actuelles d’élevage. A condition, bien sûr, que, dans leur fabrication, on n’utilise pas les carcasses d’ovins et de caprins dont les rates n’ont pas été testées afin d’y rechercher les agents des EST (encéphalopathies spongiformes transmissibles), et à condition aussi que les matériaux à risques (cervelles, etc…) aient été retirés. Enfin le passage à l’autoclave est indispensable. "

Organisation d’une filière "soja de qualité" en Amérique du Sud : soja issu de petites exploitations familiales, cultivé dans le respect de l’environnement et non OGM.

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